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Samad Behraingui

Samad Behraingui : Pionnier de la littérature enfantine iranienne

Il enseignait à se lever et à garder la tête haute. Son combat portait contre la conformité, la morale “douce” et la sagesse passive. Loin d’inciter à dire “merci” face à la maltraitance ou à l’injustice, il encourageait à oser, à résister et à affronter les injustices avec dignité et courage.

Samad Behraingui est né le 2 juillet 1939 à Tabriz (Azarbaïdjan oriental, Iran) et s’est tragiquement noyé à l’âge de 29 ans, le 9 septembre 1968, dans la rivière d’Aras à Ghara Dagh. Malgré une vie courte, son héritage littéraire et social continue d’inspirer des générations.

Behraingui fut instituteur dans les villages d’Azarbaïdjan, critique et essayiste, traducteur (azéri, persan et anglais), romancier et chercheur en folklore azerbaïdjanais ainsi qu’en pédagogie et sciences de l’enseignement. Son premier récit, publié le 26 avril 1961 en langue azérie, « Talkhoune », était une interprétation d’une légende azerbaïdjanaise qu’il traduisit lui-même en persan.

Il voyait sa vie comme un combat constant contre l’adversité :
« Je ne suis pas né champignon, sans parents. J'ai grandi tel un champignon, mais je n’ai jamais baissé les bras. J’ai enduré tant de circonstances. Personne ne m’a instruit. J’ai grandi… tel un nerprun bosselé et difforme, satisfait de peu d'eau et je suis devenu instituteur dans les villages d'Azarbaïdjan. »

Son père résumait cette résilience :
« Si on partage l'Iran parmi les Iraniens, tu n’obtiendras pas plus que ça. »

Samad Behraingui est reconnu pour avoir ouvert de nouvelles voies dans la littérature enfantine en Iran. Son roman « Le Petit Poisson Noir » est devenu un classique, comparable à Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, pour sa profondeur philosophique et humaniste. À travers ce récit, il écrivait :
« La mort peut facilement me frapper. Mais, tant que je pourrai, je l'éviterai. Bien sûr, un jour, je serai face à la mort. L'important est quelle empreinte laissera ma vie et ma mort, dans celle d’autrui… »

Son œuvre et sa vie ont été saluées par de nombreux intellectuels :
  • Amir Hossein Arianepour, professeur de sociologie et d’histoire des sciences du comportement :
« Nous avons tous écrit, travaillé, étudié, combattu, mais seul Samad a su se faire une place parmi le peuple et la majorité de la société… »
  • Akbar Razizadeh, auteur :
« Le chef-d'œuvre de Samad était sa vie. »

 
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